Le client est la personne la plus importante de cette maison. Il ne dépend pas de nous, nous dépendons de lui.
Aristide Boucicaut

"Il a tout compris"

Où l’on rencontre un homme qui ne craint pas de tout changer.

Le Bon Marché, 1892, lithographie, 12 x 17.7 cm, Brown University

Paris, 9 septembre 1869. Entourés d’une petite foule, Marguerite et Aristide Boucicaut posent la première pierre du nouveau Bon Marché. Il promet d’être plus grand et plus beau que leur magasin actuel : une véritable cathédrale du commerce ! Mais ce couronnement ne doit rien au hasard…

D’abord assistant d’un marchand ambulant de chapeaux, puis vendeur en magasin à Paris, Aristide a de l’ambition… et des idées ! Les boutiques de son époque ne mettent pas leurs produits en valeur, pense-t-il, et elles accueillent très mal les clients. Les magasins devraient être des lieux de promenade. À voir tant de belles choses, les visiteurs finiraient tôt ou tard par acheter.

Alors, Aristide s’associe en 1853 avec les propriétaires du magasin Au Bon Marché. Il fait baisser les prix en réduisant les marges, et le nombre de ventes augmente en flèche. En 11 ans, le chiffre d’affaires passe de 450.000 francs à 7 millions ! Les nombreux projets à venir d’Aristide font cependant peur à ses associés qui se retirent de l’affaire. Il continue seul sa révolution du commerce.

Et bien vite, d’autres le copient : Le Printemps, La Samaritaine, Le BHV, Les Galeries Lafayette L’ère des grands magasins est lancée.

Portrait d'Aristide Boucicaut, 1870, photographie